Mon histoire
Mes débuts
Il y a quinze ans, j'ai décidé de me lancer dans la musique électronique. J'avais alors 39 ans. Je n'étais pas un jeune prodige, loin de là.
Dans mon esprit, la musique appartenait à un monde un peu élitiste, réservé à ceux qui avaient grandi avec elle.
De mon côté, j'avais d'autres passions, d'autres centres d'intérêt, et surtout aucun musicien dans mon entourage pour me montrer le chemin.
Avant cela, il y avait bien eu la flûte au collège. J'aimais ça, sans plus.
Aussi, vers l'âge de 13 ou 14 ans, je suis tombé amoureux de la new wave et des groupes des années 80 : Visage, Depeche Mode et bien d'autres.
À cette époque, je bricolais déjà. Je me suis construit une enceinte audio avec des éléments de récupération : un vieux poste radio à lampes trouvé dans un grenier, un haut-parleur large bande de 18 cm et quelques morceaux de contreplaqué.
L'enceinte faisait à peu près la taille de deux ou trois boîtes à chaussures. Comme je n'avais pas d'argent, je démontais de vieux radio-cassettes pour récupérer des composants. Je branchais mes réalisations à la place des haut-parleurs d'origine.
Le son était étonnamment bon, mais la puissance était limitée. Alors je collais l'oreille contre le haut-parleur pour en profiter pleinement.
Je n'ai jamais oublié ce premier bricolage audio.
Pourquoi je voulais faire de la musique
Des années plus tard, je préparais un numéro de magie de scène avec des productions de cartes. Il me fallait une musique parfaitement adaptée à l'ambiance que je voulais créer.
J'ai donc acheté mon premier synthétiseur : un Novation X-Station. Je ne connaissais rien au piano, rien aux claviers, mais il fallait bien commencer quelque part.
Avec le synthétiseur était fourni un logiciel : Ableton Live.
Pourtant, malgré mon métier d'ingénieur en électronique, je n'ai jamais réussi à le comprendre immédiatement.
Les pistes, les sessions, le MIDI, la latence, les craquements audio, le routage interne... Tout cela formait un univers complexe auquel s'ajoutait une interface qui me rappelait certaines stations Unix des années 90 que j'avais connues pendant mon service militaire.
Pas de tutoriels vidéo à portée de clic, peu de documentation accessible : pour le débutant que j'étais, c'était un véritable cauchemar.
J'ai alors choisi une autre voie.
J'ai acheté un Zoom R16, une carte son avec enregistreur intégré. Cette fois, tout était simple : je branchais mon synthétiseur, une petite boîte à rythmes Zoom, puis plus tard une guitare électrique.
J'appuyais sur quelques boutons, puis sur « Rec », et je pouvais enregistrer immédiatement après le travail.
J'ai choisi le « dawless » avant même que le terme ne devienne populaire.
Simplement parce que les logiciels de production musicale étaient alors bien trop compliqués pour le débutant que j'étais.
Pourquoi ce blog existe
Aujourd'hui, je n'ai pas oublié cette recherche de simplicité, ni les blocages que j'ai rencontrés à mes débuts.
C'est pour cette raison que j'ai créé ce blog.
Ici, pas de vidéos de dix heures ni de directs où les questions défilent plus vite que les réponses.
Ici on va être au calme et on va prend le temps d'expliquer, de comprendre et de partager.
Je ne vous parlerai pas de mon séquenceur TS1 (Bvr-Instruments) chaque semaine, même s'il occupe une place importante dans mon studio.
L'objectif de ce blog est beaucoup plus simple : partager ce que j'aurais aimé trouver lorsque j'ai commencé.
Si certaines de mes expériences, erreurs ou découvertes peuvent vous faire gagner du temps, alors ce blog aura rempli sa mission.
Bienvenue sur le blog SignalAudio.
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